Maréchal, nous voilà

En Mai 2006, Mme Ségolène Royal, lors de sa campagne électorale avait dévoilé ses plans :

« Je suis favorable à une solution simple et radicale : l’obligation d’adhérer à un syndicat. »

Stupéfaction, consternation, déception dans le milieu universitaire. Je me rappelle mes collègues bouleversés ; un choc. Ils ne comprenaient plus rien. Nous obliger à se syndiquer ? Quelle horreur ? On n’est pas chez les Soviets. On n’est pas ouvriers. Par contre, interdire la grève, ce serait plus judicieux, étant donné que ce moyen désuet est inconnu dans notre milieu pondéré et raisonnable. Et puis les jeunes sont toujours tentés par l’anarchie.

Mme Royal, bien que blairiste, était dans la tradition française. La loi du Maréchal Pétain du 4 octobre 1941, dite « Charte du travail », interdisait la grève et posait le principe des syndicats uniques et obligatoires (hélas abrogée par l’ordonnance du 9 août 1944).

Quatre ans après, un certain Jean Daniel, de la deuxième gauche et demi – il me semble – a lancé dans les colonnes de son magazine de l’homme moderne :

« J’ai choisi l’obligation pour les travailleurs d’adhérer à un syndicat. Définir l’objectif et oublier le moyen d’y parvenir, ce ne serait pas sérieux ! »

Avec Julliard et Rocard « pour un réformisme radical » ! Avec Valls et Olivennes comme managers ! Ils en profitent de la « mort » de Le Pen pour vider son programme. Jean-Luc Godard nous dira que «aujourd’hui les salauds sont sincères  ».

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