Iso

Le milieu des matheux connaît très bien les triangles isocèles, les structures isomorphes, les espaces isotropes, les isométries.

Les universitaires en général connaissent parfaitement l’isogamie, union de deux individus de même statut social, classe ou caste.

Hélas, les classes cultivées connaissent peu ou mal les piliers de la démocratie :

Isonomia : égalité devant la loi.

Isegoria : égalité du temps de parole.

Isokrateïa : égalité des droits politiques.

Isogonie, l’égalité à la naissance.

Cette dernière est la moins connue. Dans le dialogue Ménexène, Platon fait parler Socrate (vers 238 d) :

« Ni l’infirmité, ni la pauvreté, ni l’obscurité de la naissance ne sont pour personne une cause d’exclusion, non plus que les avantages contraires un titre d’honneur, comme c’est le cas dans d’autre villes. Il n’est qu’une règle : l’homme réputé capable ou honnête a l’autorité et les charges ; et la cause de ce régime politique est chez nous l’égalité de naissance. Les autres cités sont constituées par des populations de toute provenance, et formées d’éléments inégaux, d’où résulte chez elles l’inégalité des gouvernements, tyrannies et oligarchies ; les gens y vivent, un petit nombre en regardant le reste comme des esclaves, la plupart en tenant les autres pour des maîtres. Nous et les nôtres, tous frères nés d’une même mère, nous ne nous croyons pas les esclaves ni les maîtres, mais l’égalité d’origine, établie par la nature, nous oblige à rechercher l’égalité politique établie par la loi, et à ne céder le pas les uns aux autres qu’au nom d’un seul droit, la réputation de vertu et de sagesse. »

En grec isotis veut dire égalité.

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